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Vanny : la passion du cinéma

Vanny a surmonté les obstacles pour poursuivre son rêve de cinéma. Il témoigne de son parcours atypique et inspirant.

Croire en ses rêves

Dans les rues animées de Phnom Penh, Vanny, 27 ans, parcourt chaque jour cinq kilomètres à vélo, sac sur le dos et sourire aux lèvres, pour rejoindre une école pas comme les autres : la seule école de cinéma du Cambodge, celle de Pour un Sourire d’Enfant (PSE).

Pourtant, rien ne le prédestinait à poursuivre des études – encore moins dans le cinéma. Issu d’une famille très pauvre de six personnes, Vanny avait dû abandonner l’école pour aider les siens. Son avenir semblait alors limité.

Aujourd’hui, tout a changé. Il étudie la lumière, le son, les techniques de prise de vue et participe à de nombreux projets collaboratifs avec ses professeurs et ses camarades. Parmi ses expériences les plus marquantes figure I Am Worthy, un court-métrage co-produit avec des étudiants de Lyon, qui a renforcé sa confiance et son esprit d’équipe.

Persévérance et créativité

Passionné par le cinéma, Vanny puise son inspiration dans les œuvres de réalisateurs cambodgiens et internationaux. Il cite notamment First They Killed My Father, un film qu’il admire pour sa manière de raconter l’histoire du Cambodge avec sincérité et force. Les Pépites, le documentaire consacré à PSE, occupe également une place importante dans son parcours, car il lui rappelle chaque jour pourquoi il a choisi cette voie.

Vanny admire tout particulièrement Rithy Panh, l’un des grands noms du cinéma cambodgien, pour son engagement à préserver la mémoire du pays à travers ses films.

Aujourd’hui, il prépare son CV et son portfolio pour postuler à un stage. Son rêve : devenir réalisateur, peut-être même en France. Sa trajectoire témoigne de sa persévérance, de sa créativité et d’une confiance tranquille : la conviction que, grâce au travail et à une formation professionnelle de qualité, il pourra un jour porter ses histoires sur les écrans du monde entier.

L’école de cinéma de PSE : un tremplin vers un avenir professionnel

Depuis près de 30 ans, Pour un Sourire d’Enfant accompagne les enfants et les jeunes les plus pauvres du Cambodge pour les mener de la misère à un métier. L’'école de cinéma, la seule du pays – offre une formation professionnelle complète aux jeunes issus de milieux très précaires, souvent confrontés à la violence ou à l’abandon scolaire.

Les étudiants y apprennent l’ensemble des métiers du cinéma : image, lumière, son, montage, production. Certains ont même participé à des tournages majeurs tels que :

  • First They Killed My Father d’Angelina Jolie, retraçant les horreurs du régime des Khmers rouges,

  • Onoda, 10 000 nuits dans la jungle, sélectionné au Festival de Cannes,

  • White Building, présenté au Festival de Venise.

De véritables opportunités professionnelles qui contribuent aujourd’hui à l’essor du cinéma cambodgien !

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Le soutien essentiel de la Fondation François Bel

Depuis 2020, la Fondation François Bel (portée par l'Institut de France), permettant de perpétrer la mémoire du réalisateur français qui a consacré son travail à montrer la nature dans sa beauté primitive, essentielle, comme un appel au respect et à la protection de tout ce qui nous entoure, est un partenaire phare de l'école des métiers de l'audiovisuel de PSE à Phnom Penh.

Aussi appelée "école de cinéma", la seule du Cambodge, ses formations en 3 ans ont permis, grâce au soutien précieux de la Fondation François Bel, de former 369 étudiants entre 2021 et 2025.