« Dans ma famille, on est hyper fiers de tout ce qui concerne le Cambodge. PSE, c’est notre lien entre la France et le Cambodge. Certaines personnes de ma famille donnent. »
Adolescent, Paul est marqué par le film Les Pépites. « Pour une fois, ça ne parlait pas des temples ou des Khmers rouges, mais d’éducation et d’espoir. Ça m'avait marqué. »
Alors qu’il cherchait un stage en lien avec son mémoire sur le Cambodge, deux amis lui envoient par hasard la même vidéo : celle de l’acteur Frédéric Chau qui parle de PSE. « Je postule pour un stage au siège en France, et lors de l’entretien, on me propose un volontariat de 6 mois à Phnom Penh. Un alignement des planètes ! »
Installé sur le campus de PSE, Paul a vite trouvé ses repères : « Quand on arrive et qu’on voit la couleur bleue, on sent qu’on est au milieu de l’association. J’ai ressenti un boost d’énergie dès le premier jour. »
Ses journées commencent à 7h30 : « En allant travailler, je traverse le centre, je croise les étudiants, puis les collègues. Après un petit déjeuner cambodgien, soupe ou riz, je m’occupe des visites : j’adore faire découvrir PSE, rencontrer les gens qui viennent. »
Sa mission comprend aussi la communication : réseaux sociaux, photos, événements. « Je cherche toujours des petits détails qui intriguent. Par exemple, j’ai fait un sujet sur les crocs des enfants : il y en a de toutes les couleurs ! C’est anecdotique mais ça fait sourire et ça nourrit mes visites. »
Le volontariat associatif de Paul ne s’arrête pas à son bureau. « Tous les lundis, je vais au club cinéma. On projette un film et on en discute. Le premier que j’ai montré, Le Secret de Terabithia, est assez triste… J’avais peur, mais à la fin, les étudiants ont applaudi. »
Il joue aussi au foot, au basket, au badminton. « J’ai même une fois joué avec Bong [professeur en khmer] Leakhena, la directrice générale ! »
Avec humour, il ajoute : « Je me fais couper les cheveux avec les étudiants. Ici, avec ma nature de cheveux asiatique, j’ai moins de mésaventures qu’en France ! »
Les repas sont aussi des moments privilégiés. « J’essaie de manger tout le temps à la cantine avec les étudiants. J’ai retrouvé des plats que je connaissais de chez moi, ça me rappelle ma famille. Le week-end, l’ambiance change : ça fait colonie de vacances ! »